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La Digithèque

Cinquième Conseil de chimie Solvay, 1934

Lorsque les chimistes commencent à s’intéresser de plus près au caoutchouc, ils s’aperçoivent qu’en établir la structure chimique s’avère très difficile. Depuis la deuxième moitié du 19e siècle, d’autres substances telles que la gomme, le goudron, la gélatine, ou l’amidon ne semblent pas obéir aux lois de la chimie organique. La chimie organique définit (alors) un groupe de molécules « sages », de masse molaire inférieure à 5 000 g/mol, qui cristallisent, ont des points de fusion et d’ébullition définis, et une formule univoque. Par contraste, les autres sont appelées colloïdes et, parmi les chimistes qui les étudient, Hermann Staudinger propose en 1922 le terme de « macromolécules », maintenant adopté en chimie. Mais il faudra bien du temps pour que les chimistes des colloïdes puis la communauté tout entière acceptent cette idée. D’autres hypothèses en effet circulent : entre autres, il pourrait s’agir d’agrégats de molécules plus courtes reliées entre elles par des liaisons plus faibles que les liaisons de valence. Lors du Conseil de chimie de 1934, les chimistes sont invités à discuter des molécules organiques et Staudinger y présente sa théorie qui est vivement discutée… sans qu’aucune hypothèse ne soit définitivement privilégiée. En 1953, il reçoit le prix Nobel de chimie.