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La Digithèque

La guerre et les Conseils de physique Solvay

Pour Marcel Brillouin, physicien français et membre du Comité scientifique de l’Institut international de physique Solvay, il est inconcevable de reprendre les relations scientifiques avec les savants allemands. Ces derniers seront d’ailleurs exclus des Conseils Solvay jusqu’en 1927

La rancœur de Marcel Brillouin à l’égard des Allemands est tenace ; elle s’étend à certains savants des pays neutres, les savants hollandais et suisses. Dans son esprit, une réunion vraiment internationale, comme celles qui ont se sont tenues avant la guerre, s’avère désormais impossible.

Dès 1919, Hendrik Lorentz écrivait une note sur l’importance du rôle à jouer par l’Institut international de physique Solvay dans l’avancée des sciences physiques au sortir de la guerre. Il lui semblait impensable d’ignorer les avancées allemandes en physique et d’exclure indéfiniment les savants allemands des conseils.

Ernest Solvay adopte un point de vue plus nuancé au sujet des savants allemands que certains de ses compatriotes ou des scientifiques français. Il n’en demeure pas moins favorable à une mise à l’écart temporaire des Allemands.

La signature en octobre 1925 des accords de Locarno et l’adhésion de l’Allemagne à la Société des Nations l’année suivante permettent à Hendrik Lorentz et aux membres de la Commission administrative de l’Institut de physique de mettre un terme à l’exclusion des scientifiques allemands.