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La Digithèque

Les Instituts au secours des femmes ?

 Hortense Van Risseghem, Alice Lacourt et Jeanne Cornet

Hortense Van Risseghem, Alice Lacourt et Jeanne Cornet, chimistes à l’Université libre de Bruxelles, sont à la recherche d’aides financières. Elles sont soutenues dans leurs démarches par des professeurs de l’ULB étroitement associés à la Commission administrative de l’Institut international de chimie Solvay (Georges Chavanne, Henri Wuyts…).

Hortense Van Risseghem travaille au sein du laboratoire de chimie générale dirigé par Georges Chavanne à l’Université libre de Bruxelles. En 1926, elle demande un subside à la Commission administrative. Comme en atteste la lettre de remerciement envoyée le 1er décembre 1926 par Hortense Van Risseghem, ce subside lui a bien été accordé.

Alice Lacourt est spécialisée en chimie analytique à l’Université libre de Bruxelles. En 1929, elle dépose une demande (soutenue par Henri Wuyts) pour un subside de 5 000 francs belges (soit environ 151 410 francs belges ou 3 750 euros en 2017). Elle en reçoit une partie à titre exceptionnel en 1935, car elle a été appréciée en tant que secrétaire lors de précédents Conseils (poste de secrétaire pour lequel elle a déjà reçu une rémunération). À l’aide de ce subside, Alice Lacourt entreprend une formation en microchimie au laboratoire de Graz et de Vienne en Autriche. Elle y décroche un certificat qui atteste des compétences nouvellement acquises.

Jeanne Cornet, jeune docteure en chimie et épouse de Louis Henry, demande une bourse pour Yale, aux États-Unis, où elle accompagne son mari qui y effectue un postdoctorat. En effet, elle ne perçoit de bourse ni du FNRS ni de la CRB Educational Foundation. Elle sollicite donc, en 1933, une intervention à hauteur de 5 000 francs belges.

Alice Lacourt et Jeanne Cornet recevront 2 500 francs belges chacune en 1935 (soit environ 75 705 francs belges ou 1 875 euros en 2017). La valeur du subside reçu par Hortense Van Risseghem n’est pas connue.